Les trois piliers boisés de la parfumerie orientale
L’oud, le santal et le cèdre sont les trois bois les plus utilisés en parfumerie orientale. Chacun a une personnalité distincte qui influe profondément sur le caractère de la fragrance.
L’oud (bois d’agar)
L’oud est la résine du bois d’agar (Aquilaria), un arbre d’Asie du Sud-Est infecté par un champignon particulier. Il est considéré comme le « bois d’or » de la parfumerie.
- Odeur : profonde, animale, fumée, légèrement médicinale, boisée sombre
- Intensité : forte
- Usage : note de cœur ou de fond, jamais seule en tête
- Prix matière : le plus cher des trois
Le santal
Le bois de santal, principalement de Mysore (Inde) ou d’Australie, est l’un des bois les plus doux et les plus appréciés.
- Odeur : crémeuse, douce, légèrement lactée, boisée chaude
- Intensité : modérée
- Usage : note de fond, excellent fixateur, adoucit les compositions
- Prix matière : élevé (surtout le santal de Mysore)
Le cèdre
Le cèdre (Atlas ou Virginie) est le bois le plus accessible et le plus polyvalent de la parfumerie.
- Odeur : sèche, crayonneuse, légèrement fumée, propre
- Intensité : légère à modérée
- Usage : note de fond, souvent en support d’autres bois
- Prix matière : le plus accessible des trois
Comment les distinguer dans un parfum ?
Attendez la fin de l’évaporation des notes de tête (15–30 min). L’oud se reconnaît à sa profondeur animale unique. Le santal, à sa douceur crémeuse. Le cèdre, à sa sécheresse crayonneuse.
Les meilleures combinaisons
- Oud + santal : profondeur + douceur (ex: Lattafa Oud For Glory)
- Oud + cèdre : profondeur + sécheresse propre (ex: Maison Alhambra Amber Oud)
- Santal + musc : douceur crémeuse (ex: Maison Alhambra Sandal)


